Calcul du métabolisme de base

Le métabolisme de base représente la plus grande part de ce que vous dépensez dans une journée : chez la plupart des gens, 60 à 70 % du total. Il ne se gagne pas à la salle et ne se perd pas sur le canapé ; c'est la facture fixe que votre cœur, votre cerveau, votre foie et vos reins paient même pendant votre sommeil.

Sexe
Votre objectif

Métabolisme de base

1 452kcal
  • Votre objectif calorique quotidien2 251 kcal
  • Vos besoins quotidiens en eau2,3 L
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Ce chiffre provient exactement de la formule utilisée par l'application FitDex. En l'installant, vous ne tomberez pas sur un objectif différent.

Comment est-ce calculé ?

L'équation retenue est celle de Mifflin-St Jeor. Chez l'homme : 10 × poids(kg) + 6,25 × taille(cm) − 5 × âge + 5. Chez la femme, le même calcul se termine par −161 au lieu de +5. Pour une femme de 30 ans, 170 cm et 70 kg : 700 + 1062,5 − 150 − 161 = 1451,5. Arrondi, 1452 calories.

L'équation compte quatre entrées, dont trois vous échappent : l'âge, le sexe et la taille sont donnés. La seule variable est le poids. Plus précisément la part de MUSCLE qu'il contient — mais comme l'équation ne distingue pas le muscle de la graisse, elle ne tient jamais compte de cette part directement, et la section de lecture ci-dessous porte précisément sur la place qu'occupe ce trou.

Pourquoi pas Harris-Benedict : publiée en 1919, cette équation provient d'une population plus mince et plus active. Parce qu'elle surestime systématiquement la dépense de repos rapportée à la composition corporelle actuelle, Mifflin-St Jeor a été établie en 1990 précisément pour corriger ce biais. C'est aujourd'hui la référence clinique.

Votre dépense quotidienne totale est ce chiffre multiplié par un facteur d'activité : 1,2 sédentaire, 1,375 léger, 1,55 modéré, 1,725 très actif, 1,9 extrême. Comme l'écart peut égaler le métabolisme de base lui-même, 1452 calories de base deviennent 1742 lors d'une journée sédentaire et 2759 lors d'une journée très active. Même corps, même jour.

Comment lire votre résultat

Derrière « j'ai un métabolisme lent », la réalité est souvent celle-ci : entre deux personnes de même taille, même poids et même âge, l'écart mesuré de métabolisme de base dépasse rarement 10 %, soit 145 calories sur une estimation de 1450. C'est un écart réel. Mais il est loin de suffire à lui seul pour expliquer pourquoi l'une grossit et l'autre non, et la vraie différence se joue presque toujours sur le mouvement et la taille des portions plutôt que sur le métabolisme.

Le seul moyen réaliste d'AUGMENTER son métabolisme de base est de gagner du muscle. Encore faut-il bien caler l'attente : un kilo de muscle brûle environ 13 calories par jour, un kilo de graisse environ 4,5. Quatre kilos de muscle pris en deux ans ajoutent donc 35 à 50 calories quotidiennes. Cela paraît peu parce que ça l'est : le vrai bénéfice de la musculation n'est pas là, il est de PRÉSERVER le muscle pendant la perte de poids pour que la dépense ne s'effondre pas.

La baisse avec l'âge est elle aussi moins spectaculaire qu'on ne le croit. Les mesures au long cours montrent un métabolisme de base à peu près stable entre 20 et 60 ans, la baisse venant surtout de la perte de muscle. Autrement dit, le mécanisme derrière « j'ai vieilli, mon métabolisme a chuté » n'est généralement pas l'âge mais la sédentarité.

Manger en dessous de ce chiffre n'est pas une stratégie. Comme rester longtemps sous son métabolisme de base réduit la dépense, accélère la perte de muscle et se termine le plus souvent par une reprise incontrôlée, le chiffre de travail pour perdre du poids n'est pas le métabolisme de base, mais un peu en dessous de la dépense totale, facteur d'activité appliqué.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre métabolisme de base et dépense totale ?

Le métabolisme de base, c'est le coût de la simple survie : l'énergie dépensée allongé, immobile, à jeun, à température neutre. La dépense totale couvre la journée entière : marcher, rester debout, parler, digérer (cela coûte aussi de l'énergie) et s'entraîner. Le chiffre sur lequel on fixe un objectif est la dépense totale. Le métabolisme de base n'est que le repère qui marque le plancher.

Prendre du muscle accélère-t-il vraiment le métabolisme ?

Oui, mais bien moins qu'on ne le croit. Au repos, un kilo de muscle brûle environ 13 calories par jour et un kilo de graisse environ 4,5. Échanger un kilo de graisse contre un kilo de muscle rapporte donc 8 à 9 calories quotidiennes. L'idée que la prise de muscle fait décoller le métabolisme ne tient pas devant ces chiffres. La musculation rapporte autrement : elle protège le muscle pendant le déficit, ce qui empêche la dépense de s'effondrer, et la séance elle-même comme la récupération consomment de l'énergie en plus.

Manger trop peu abîme-t-il le métabolisme ?

« Abîmer » n'est pas le bon mot ; « s'adapter » est plus juste. Sous restriction sévère et prolongée, le corps réduit la dépense de façon mesurable : en partie par la perte de muscle, en partie en coupant le mouvement spontané — on gigote moins, on reste moins debout, on a plus froid. Cette baisse n'est pas un dommage définitif et s'inverse largement dès que les apports redeviennent normaux. Mais pendant ce retour, la dépense est encore basse alors que l'appétit est haut : c'est ainsi que le poids revient. D'où l'intérêt d'un déficit modéré, plus confortable et plus durable.

Quelle est la précision de ce calcul ?

Mifflin-St Jeor reste à environ ±10 % des valeurs mesurées chez l'adulte en bonne santé : derrière une estimation de 1450, le chiffre réel peut se situer à peu près entre 1300 et 1600. L'erreur augmente aux extrêmes : sous-estimation en cas de masse musculaire très élevée, surestimation en cas de masse grasse très élevée. Une mesure précise suppose une calorimétrie indirecte, un appareil qui analyse l'oxygène et le gaz carbonique de votre respiration. Ce n'est pas nécessaire. Partez de l'estimation, suivez la balance pendant deux ou trois semaines, puis ajustez le chiffre à ce qui s'est réellement produit.

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Cet outil est fourni à titre informatif et ne remplace ni un diagnostic ni un traitement médical. Consultez un professionnel de santé avant de modifier durablement votre alimentation.